Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 16:15
   Votre mission, si vous l'acceptez : écouter Stuff Smith - Dizzy Gillespie - Oscar Peterson (Verve 521 676-2) d'une seule traite. Oui, au fait : il y a deux CDs dans la boî-boîte. Deux heures, trente-deux minutes et quarante-neuf secondes de Stuff Smith, non-stop. L'exploit n'est pas à la portée du premier venu. D'ailleurs, le premier CD n'est pas encore fini que déjà je ne me sens pas très bien...

   Il y en aurait à dire, sur Stuff Smith. Sur ses excentricités (il lui arrivait de jouer à l'Onyx Club, dans les années 30, avec un singe perché sur l'épaule) ; sur sa vie tout sauf rangée qui le fit atterrir à l'hôpital à Paris, au début de 1967 - il avait une maladie du foie, et les chirurgiens découvrirent, abasourdis, que Stuff avait un foie de la taille d'un petit pois. Ils le rangèrent dans la catégorie des curiosités médicales et décrétèrent, après l'opération, qu'il était dans un état critique.
   Mais le lendemain, Stuff était sur pied, à jouer du violon aux infirmières entre deux propositions malhonnêtes ! Il quitta l'hôpital quelques jours plus tard - pour retourner à Bruxelles honorer la fin d'un engagement. Il allait décéder sur scène, en septembre de la même année.

   D'un point de vue strictement musical, que dire ? Que Stuff Smith a révolutionné le violon, rien moins que ça. Jetées aux orties, les conceptions classiques (auxquelles un Eddie South ou un Grappelli, ses contemporains, restaient malgré tout fermement accrochés). Faut qu'ça swingue ! Et pour swinguer, ça swingue. Avec une urgence, une inventivité, une précision, une maîtrise jamais égalées. Du brut de décoffrage. Même sur les ballades, d'ailleurs. Il y a toujours cette sonorité grenue, ce sens de la surprise harmonique, ce glissando vertigineux qui vient zébrer la phrase avant qu'elle verse dans la sensiblerie...

   Stuff Smith - Dizzy Gillespie - Oscar Peterson regroupe en fait trois séances, toutes trois de 1957. Sur la première, Stuff s'ébat en compagnie du pianiste Carl Perkins, du bassiste Red Callender et du batteur Oscar Bradley ; un bon trio rythmique, dans le genre West Coast. Pour la seconde, attention, on sort la grosse machine à swing : le trio d'époque d'Oscar Peterson (Captain Ray à la basse et Herb Ellis à la guitare), augmenté du batteur Alvin Stoller. Et pour la troisième... Stuff dialogue avec rien moins que Sa Majesté Dizzy - qui est venu avec les deux tiers de sa rythmique de l'époque, à savoir le pianiste Wynton Kelly et le bassiste Paul West, auxquels s'adjoint le swinguantissime batteur J.C. Heard...

   Mais, j'écris, j'écris... Il serait peut-être temps de penser à vous choisir un ou deux extraits... aussi, je commence à me sentir toute bizarre, moi... Un peu comme ça, tenez

 

 

   « Desert Sands » et « Soft Winds » - Stuff Smith (vln) Oscar Peterson (p) Ray Brown (b) Alvin Stoller (dm) - Enregistré les 7 et 12 mars 1957 à New-York.

   « It's Only a Paper Moon » - Stuff Smith (vln) Dizzy Gillespie (tp) Wynton Kelly (p) Paul West (b) J.C. Heard (dm) - Enregistré le 17 avril 1957 à New-York.

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Par Charlie La Trogne - Publié dans : Disques
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 09:21
Avé ! Ô lecteur des âges E-farouches !!

Nous avons le plaisir de sortir notre sainte et sereine personne de sa léthargie post-fetedefindannesque pour  vous annoncer de vive écriture une incrédible nouvelle !
Le Sieur Le Fox nous gratifie en ce début de l'an de grassouillets  deux-mille-huit, de ses toutes premières compositions musicales, mélodiques et impressionnistes enfin réunnies dans ce que l'on dénomme un "album".

Fi de  pablablabres, munissez-vous de vos écouteurs haute fidelité préférés et laissez-vous mener en voyage par le bout du lobe  ...





Et si le choeur vous en dit allez vous promener sur les chemins de son espace :
http://www.myspace.com/lefoxmusic
ou dans son journal intimusical :
http://musicfox.over-blog.com/article-15400065.html

Le Goupil adore les caresses ....
"Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu ronronner ..."

Par Charlie-Chan - Publié dans : Disques
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 09:44
Un peu de soleil avec le flamenco sénégalais de Julia Sarr et Patrice Larose.

Le mariage qui peut paraitre étonnant est en fait ... parfait !
Comme la fraise et le basilic...
Cela semble incongru et lorsque l'on y goute, c'est ... l'un révélant l'autre .. vice versa... encore !

Laissez-vous bercer et transporter par la sensuelle voix de Julia et la mélancolique guitare de Patrice ...

Set Luna Djamondji (avec Youssou N Dour)


Guem


Xale Bu Ndàw


Yow Laï Xar


Flor Para M



Tirés de l'excellllllent :


Enjoy !
Par Charlie La Trogne - Publié dans : Disques
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Lundi 6 août 2007 1 06 /08 /Août /2007 10:04
Sayonara !Kenzo Saeki
Prenons un peu de bon temps avec nos amis d'outre-Vladivostok.

Vous en reviez ? Nippon l'a fait !

Quoi donc ? mais "Gainsbourg Made In Japan" bien sur !!
C'est capilllllant & décalé. Nous adulons.
Aussi futile qu'indispensable. La kitschitude élevée au rang de l'art (cf la sublime version de "l'eau à la bouche") ...
Les titres volontairement omis, laissent place à la surprise, et au bonheur,  de la découverte ...















Si vous aimez, nous pouvons sortir des tiroirs l'album de Kenzo Saeki ( "L'homme à tete de sushi" )

Par Charlie La Trogne - Publié dans : Disques
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /Août /2007 06:54
   (soupir nostalgique...)

   Bien sûr, je pourrais vous servir un post très sérieux avec des vrais bouts de biographie dedans, mais... il est tôt, je manque un peu de temps pour les recherches en tout genre ces jours-ci et puis je n'en ai tout simplement pas envie.

   Je ne vais quand-même pas vous ressortir l'histoire de la version d'origine de «I Put a Spell on You»... si ? Comment les producteurs, trouvant qu'elle manquait de folie, transformèrent la séance d'enregistrement en pique-nique improvisé (et pas mal arrosé) ? Comment Jay, quand il reçut une copie du disque quelques jours plus tard, refusa de croire que c'était bien lui qui chantait ? Comment, pour se remettre dans l'ambiance, il recréa quelques années durant les conditions préalables à l'enregistrement de ce qui était devenu un énorme tube -- avant de découvrir que même sans whisky ça marchait ?
   La preuve...


    Que tout ceci ne nous fasse pas oublier que Jay aurait aimé chanter de l'opéra... mais à moins de s'appeler Paul Robeson, pas facile de s'imposer dans le milieu lyrique quand on était noir, dans l'Amérique des années quarante et cinquante...
   Pourtant, avec la voix qu'il avait...



   Des vidéos de Jay, il y en a quelques unes sur You Tube. Un duo avec Gainsbourg sur «Constipation Blues» entre autres (que je vous épargnerai... sauf si vous insistez...), et vous savez quoi ? Jay, il était vraiment comme ça, dans la vraie vie. Je l'ai croisé un jour... mais cette histoire-là, je n'ai pas le temps de vous la raconter aujourd'hui... si vous insistez, peut-être que...


Par Charlie La Trogne - Publié dans : vidéos
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 14:07
Ca swing les trogneux ?!

Aujourd'hui  petit voyage spatio-temporel , puisque nous allons nous  transporter  dans non pas le Swinging-London mais dans le swinging-addis des 70's !

Avant d'être loin du coeur et loin des yeux, avec ses pauvres enfants qui crevaient la faim dans nos 20 heures, l'Ethiopie du début des anées 70,  alors emblème d'une Afrique indépendante,  était elle aussi atteinte par la vague pop-swing qui enfleurissait l'Europe et les Etats-Unis.

Bref, ça swinguait dans les souks !

Puis la junte militaire arriva, et écrasa de ses grosses godasses noires et moches, les fleurs pop.

Heureusement, sont rééditées en CD quelques chouettes compil' qui permettent de se replonger dans cet océan de fleurs remuant du popotin.
Au programme, 5 extraits tirés de l'excelllllent  "Swinging Addis" de la série "Ethiopiques".
Quatre morceaux assez twistants et un slow, tous en langues .. heu .. locales (il n'y a pas 1 langue éthiopienne  mais DES langues éthiopiennes ..) prouvent qu'il n'y a pas que l'angliche pour faire souilleneguer les mots !




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Par Charlie La Trogne - Publié dans : Disques
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 12:58
Image Hosted by ImageShack.us       Enregistré le 13 septembre 1970 dans sa salle de bains par Gaspia, ce premier album sans titre jette les bases d'un univers exploratoire, riche en saccades rythmiques et en brisures harmoniques où le discours du musicien touche à l'évidence exacerbée d'une musique incantatoire. Gaspia, poly-instrumentiste à la virtuosité hors-normes, y déverse des torrents frénétiques d'une improvisation chatoyante qui replonge aux racines de la great black music pour en déterminer les codes dans une relecture portée par une sensibilité extrême et un sens de la démesure paroxystique comme bien peu ont su atteindre avant, et après lui.
Ultime chef d'oeuvre d'un musicien hors du temps, qui allait connaître un destin tragique : à peine les dernières notes de "Girl from Ipanema" s'étaient-elles élevées en tourbillons exquis de son ukulele électrique qu'il glissa sur la savonnette qu'il avait fait tomber dans la fougue de l'une de ses improvisations circonvolutoires. Transporté à l'hôpital, il y tomba amoureux d'une infirmière qui, depuis, s'acharne à dissimuler ses instruments dans les lieux les plus improbables afin de préserver la paix de leur ménage.

Par Charlie La Trogne - Publié dans : Disques
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 09:49
   Un jeune godelureau dénommé Le Fox a eu, il y a peu, l'impudence de nous refiler la chaîne dite des sept secrets. Comme si nous étions du genre à nous plier à ce genre d'impératifs. Sans compter que nous tenons à l'aura de mystère qui entoure notre légendaire personne.

   Mais aujourd'hui n'est décidément point un jour comme les autres -- à mi-chemin entre deux anniversaires, dont le second, osons-nous espérer, sera aussi festif que le premier... aussi allons-nous déchirer l'espace d'un post le voile de fumée de cigare derrière lequel nous aimons à nous dissimuler...

   Il était une fois un club de jazz new-yorkais nommé le «Five Spots», où nous nous produisimes souvent au cours des années soixante. Les propriétaires en étaient deux frères, Joe et Iggy Termini, et le cuisinier était un dénommé Leonard, qui avait pour fâcheuse habitude de ranger sa mobylette dans la cuisine où il officiait.
   Voilà qu'un soir, exaspéré par la présence incongrue de cette mobylette entre les fourneaux et le réfrigérateur, nous y balançons un magistral coup de pied. La mobylette s'écrase par terre, un rétroviseur se brise, et voilà que ce paltoquet de Leonard a l'outrecuidance de nous demander de le rembourser. Comme si une cuisine était l'endroit où garer sa mobylette ! Comme si nous ne faisions pas déjà preuve d'assez de générosité, jouant contre le seul couvert à cette période où les frères Termini avaient du mal à maintenir le «Five Spots» à flots !...
   Nous refusons donc, et ce Leonard de me lancer : «Eh bien, puisque tu t'amuses avec ma moto, moi je peux m'amuser avec ta basse.»
   Et devinez un peu ce que ce vil personnage a fait ? Il a attendu que tout le monde soit parti... s'est glissé dans la pièce où nous rangions notre contrebasse... a ouvert l'étui... a coupé les cordes. Et le lendemain, lorsque nous avons ouvert notre étui, les cordes nous ont sauté au nez.
   L'outrage était trop grand. C'était lui, ou nous.
   Leonard fut congédié sur l'instant. Mais on nous a rapporté que Joe Termini glissa à l'oreille de son frère Iggy : «Eh, c'est peut-être notre chance de nous débarrasser de lui.»
 

   (Note du secrétariat général : nous ne garantissons point la véracité de l'anecdote que vient de vous narrer Charlie, librement adaptée d'un passage de «L'Ange du Jazz» de Paul Pines, Éditions du Rocher, 1998. Il semble que le voile de fumée de cigare ne soit pas près de se dissiper, bien au contraire...)
Par Charlie La Trogne - Publié dans : leroyaumetrognesque
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 09:42
   Ah ah, jeunes padawans... L'heure est venue de faire marcher les petites oreilles... Oyez, oyez plutôt cette gracieuse musiquette : saurez-vous deviner qui en sont les interprètes ?

   Il n'y a rien à gagner, sinon notre estime et notre reconnaissance -- et la chronique du cédé avec, si nous sommes de bonne humeur, un autre extrait.
   A vos marques... prêts... cliquez !

Par Charlie La Trogne - Publié dans : quizzywizzy
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 16:47
   Que diriez-vous d'une petite visite sur le site officiel d'Herman Leonard, histoire de découvrir, ou redécouvrir, ses photos de Bird, Duke, Dizzy ou Sonny Stitt ?

   Mais, voyez-vous, Herman Leonard n'a pas photographié que le jazz. Dans sa galerie, vous découvrirez aussi quelques somptueux clichés (couleur, eh oui) pris à Bali ou en Afghanistan... avec, toujours, ce sens de la lumière infaillible.

   Alors... cliquez... voui, juste là... et admirez !

   PS : Je vous recommande vivement la dernière photo de la deuxième ligne de la page 6 du «Catalogue»... Slim Gaillard dans toute sa splendeur !

Par Charlie La Trogne - Publié dans : leroyaumetrognesque
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Le Quoi ??

Trogn'zibao

   Nous tenons par la présente à remercier publiquement le Sieur Over-FAQ, qui répara gracieusement ce blog, victime lors de sa réactivation d'un bug configuratoire.
   Comme quoi l'admin ment : il n'est pas méchant. De toute façon, le seul méchant ici, c'est nous.Que cela soit tenu pour dit.

Trogn'Radio





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