Presque un album testament, Lester Young est de ces musiciens dont les dernières années, jusqu’aux ultimes traces nous plongent dans une aube crépusculaire au swing indolent qui prend au tripes.
Porté par une rythmique de rêve emmenée par un Teddy Wilson au toucher tout en finesse et à l’intelligence harmonique rare, Gene Ramey à la contrebasse et l'aérien Jo Jones à la batterie, il oscille entre une volubilité paresseuse et l'abandon pur et simple.
Le souffleur puise dans son sens de la ballade, glisse sur l’art de l’effleurement de son timbre plein, aérien et légèrement vacillant. Il y a, dans ses phrases qui traînent une fraîcheur virginale préservée, un vertige existentiel qui le consume à petits feux.
Sans doute l'un des albums de Lester Young le plus touché par la grâce de cette sombre luminosité.
Commentaires
Merci la Trogne!
SysT
NB : Je vais mettre la Trogne en lien :-)
SysT
NB : Je vais mettre la Trogne en lien :-)
commentaire n° : 2
posté par :
SysTooL
(site web)
le: 01/04/2007 14:50:32
De rien, camarade SysT... merci à toi pour le lien.
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 01/04/2007 16:42:46
enfin de la bonne musique , enfin des artistes bravo pour ton blog
commentaire n° : 3
posté par :
vinnce
(site web)
le: 25/05/2007 18:35:48
Merci à toi Vinnce...
Mais en cherchant un peu, de la bonne musique, tu en trouveras ailleurs ;-)
Même si je dois avouer que nous avons quand-même très bon goût.
A bientôt, donc.
Mais en cherchant un peu, de la bonne musique, tu en trouveras ailleurs ;-)
Même si je dois avouer que nous avons quand-même très bon goût.
A bientôt, donc.
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 26/05/2007 10:18:35


SysT le diogène :-)
On va peut-être pas le plataniser tout de suite, l'ami Charlie, alors...
Oui, Lester... Lester... mais cette partie-ci de la Trogne est incapable d'être objective au sujet de Lester... celui qu'elle emmènerait sur une île déserte sans hésiter un instant (quoique, vu comme il me colle le blues par moments... peut-être pas très recommandé...)
Bon. Donc il y a celui-là, et celui avec Oscar Peterson en 1952, et l'un de ses derniers aussi, 1958 si je ne m'abuse (cher Docteur) (oui bon je sais, mais nous sommes fatigué, aujourd'hui), où il est entouré de Roy Eldridge et Sweets Edison... deux morceaux à la clarinette (en métal)... sonorité plus diaphane que jamais... haute teneur émotionnelle...
Et en parlant de Lester, un coup d'oeil à «Jammin' the Blues», LA vidéo culte de Gjon Mili, qui est un peu plus bas -- accompagnée des souvenirs de Barney Kessel, hautement instructifs...
Camarade SysTooL, La Trogne te remercie de ta visite, nous nous sentons moins seul((e)s) tout à coup !