Un bouquin à mettre entre toutes les mains... du moins celles qui manient la langue de Duke et Lester Young, car il n'existe à ma connaissance aucune traduction, ce qui est bien dommage...
Un bouquin qui s'intitule «Jazz Anecdotes», et qui est à mettre au crédit de Bill Crow, lequel lâche à l'occasion sa contrebasse pour glaner ses historiettes auprès de ses pairs.
Un bouquin qui regorge d'anecdotes savoureuses, dont j'extrais ces quelques lignes, avec enrobage maison :
Ah, les pianos... D'abord, il y a les impondérables. Le piano déplacé de cinquante centimètres pour éviter la gouttière dans le chapiteau, ce qui amène le pianiste (Dave Kikoski en l'occurrence) à exiger qu'on le réaccorde, sinon il ne joue pas. Sir Roland Hanna, désarçonné (et peu convaincu) par les explications de l'accordeur, qui assure qu'il a utilisé un accord légèrement différent de ce qui se fait d'habitude, mais que si, c'est tout bon, et que d'ailleurs c'est comme ça qu'un piano se doit d'être accordé... Et le problème ne date pas d'hier, vous vous en doutez. D'où quelques scènes surréalistes, trouvées dans le livre d'anecdotes compilé par Bill Crow :
Jay McShann : «Parfois nous tombions sur des pianos tellement mauvais que je jouais dans une clé et l'orchestre dans une autre. Certains d'entre eux étaient tellement mauvais que j'allais me chercher une bouteille et que je rentrais à l'hôtel.»
Aux grands maux, les grands remèdes :
Billy Eckstine : «Parfois, nous arrivions pour un concert avec dans notre orchestre Earl Hines, le plus grand pianiste du pays, et la moitié des touches sur ce fichu piano ne marchaient pas. Alors à la fin du concert, au moment de partir, je rassemblais quelques uns des musiciens autour du piano, comme pour bavarder, et j'arrachais toutes les cordes et tous les marteaux. Et je disais, "La prochaine fois qu'on viendra jouer ici, je parie que ce fils de pute aura un piano sur lequel il pourra jouer".»
Et quelques surprises, parfois :
«Ernie Wilkins fit une tournée dans le Sud avec Count Basie au piano. Quand l'orchestre arriva pour se produire dans le gymnase d'un lycée, ils découvrirent qu'il n'y avait pas de piano sur la scène. Le manager de l'orchestre alla se renseigner, mais personne ne paraissait avoir entendu parler d'un piano. Pendant quelque temps, il sembla que Basie n'allait pas pouvoir jouer de la soirée. Mais soudain, il y eut une certaine agitation au fond du gymnase, et quatre étudiants passèrent les portes en poussant un vieux piano droit. Sur le devant, on avait collé une feuille de papier avec, écrit en gros caractères, le mot «PIANO», afin qu'ils n'aient aucun mal à identifier l'instrument.»
Un bouquin qui s'intitule «Jazz Anecdotes», et qui est à mettre au crédit de Bill Crow, lequel lâche à l'occasion sa contrebasse pour glaner ses historiettes auprès de ses pairs.
Un bouquin qui regorge d'anecdotes savoureuses, dont j'extrais ces quelques lignes, avec enrobage maison :
Ah, les pianos... D'abord, il y a les impondérables. Le piano déplacé de cinquante centimètres pour éviter la gouttière dans le chapiteau, ce qui amène le pianiste (Dave Kikoski en l'occurrence) à exiger qu'on le réaccorde, sinon il ne joue pas. Sir Roland Hanna, désarçonné (et peu convaincu) par les explications de l'accordeur, qui assure qu'il a utilisé un accord légèrement différent de ce qui se fait d'habitude, mais que si, c'est tout bon, et que d'ailleurs c'est comme ça qu'un piano se doit d'être accordé... Et le problème ne date pas d'hier, vous vous en doutez. D'où quelques scènes surréalistes, trouvées dans le livre d'anecdotes compilé par Bill Crow :
Jay McShann : «Parfois nous tombions sur des pianos tellement mauvais que je jouais dans une clé et l'orchestre dans une autre. Certains d'entre eux étaient tellement mauvais que j'allais me chercher une bouteille et que je rentrais à l'hôtel.»
Aux grands maux, les grands remèdes :
Billy Eckstine : «Parfois, nous arrivions pour un concert avec dans notre orchestre Earl Hines, le plus grand pianiste du pays, et la moitié des touches sur ce fichu piano ne marchaient pas. Alors à la fin du concert, au moment de partir, je rassemblais quelques uns des musiciens autour du piano, comme pour bavarder, et j'arrachais toutes les cordes et tous les marteaux. Et je disais, "La prochaine fois qu'on viendra jouer ici, je parie que ce fils de pute aura un piano sur lequel il pourra jouer".»
Et quelques surprises, parfois :
«Ernie Wilkins fit une tournée dans le Sud avec Count Basie au piano. Quand l'orchestre arriva pour se produire dans le gymnase d'un lycée, ils découvrirent qu'il n'y avait pas de piano sur la scène. Le manager de l'orchestre alla se renseigner, mais personne ne paraissait avoir entendu parler d'un piano. Pendant quelque temps, il sembla que Basie n'allait pas pouvoir jouer de la soirée. Mais soudain, il y eut une certaine agitation au fond du gymnase, et quatre étudiants passèrent les portes en poussant un vieux piano droit. Sur le devant, on avait collé une feuille de papier avec, écrit en gros caractères, le mot «PIANO», afin qu'ils n'aient aucun mal à identifier l'instrument.»
Commentaires
Good evening Charlie :)
I wish you a nice and smooth week end
take care
Lolo
I wish you a nice and smooth week end
take care
Lolo
commentaire n° : 2
posté par :
Arteashow
(site web)
le: 01/06/2007 21:24:17
Hey Lolo,
Thanks for the visit & music... and forgive the belated reply -- we've been snowed under work lately, but will do our best to post a little something here very very soon.
Keep groovin' brother ;-)
Thanks for the visit & music... and forgive the belated reply -- we've been snowed under work lately, but will do our best to post a little something here very very soon.
Keep groovin' brother ;-)
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 11/06/2007 16:38:15
"Elle était jeune et belle, comme de bien entendu...
elle était demoiselle, comme de bien entendu..."
Les chats + Julima
elle était demoiselle, comme de bien entendu..."
Les chats + Julima
commentaire n° : 3
posté par :
Julima
(site web)
le: 02/06/2007 16:08:38
Mais qui donc, Dame Julima ? Qui donc ?
Nous sommes curieux de le savoir...
Nous sommes curieux de le savoir...
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 11/06/2007 16:37:05
Ca a l'air sympa... :-)
SysTooL
SysTooL
commentaire n° : 4
posté par :
systool
(site web)
le: 07/06/2007 18:47:55
Mais c'est sympa, SysT. C'est sympa... Fortement recommandé comme bouquin -- j'en profite pour signaler qu'il y a eu une réédition, augmentée je crois de quelques anecdotes supplémentaires, ainsi qu'un second ouvrage intitulé «From Broadway to Birdland». Si tu les vois passer...
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 11/06/2007 16:36:43
trop drôle la derniére je trouve :)
commentaire n° : 5
posté par :
chriscraft_
(site web)
le: 10/06/2007 17:36:20
Merci Meudame Craft... d'autres zozteries du même tonneau sans doute très bientôt.
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 11/06/2007 16:35:24
j'aime bien ton pied de page vraiment :)
commentaire n° : 6
posté par :
chriscraft_
(site web)
le: 10/06/2007 17:36:44
Ah, le matou techno... quant à nous, il nous donne un peu le vertige...
réponse de : Charlie La Trogne (site web)
le: 11/06/2007 16:34:33


Mais notre vie et notre oeuvre n'ont point de secret pour vous, j'imagine ?