Vendredi 11 janvier 2008
Avé ! Ô lecteur des âges E-farouches !!

Nous avons le plaisir de sortir notre sainte et sereine personne de sa léthargie post-fetedefindannesque pour  vous annoncer de vive écriture une incrédible nouvelle !
Le Sieur Le Fox nous gratifie en ce début de l'an de grassouillets  deux-mille-huit, de ses toutes premières compositions musicales, mélodiques et impressionnistes enfin réunnies dans ce que l'on dénomme un "album".

Fi de  pablablabres, munissez-vous de vos écouteurs haute fidelité préférés et laissez-vous mener en voyage par le bout du lobe  ...





Et si le choeur vous en dit allez vous promener sur les chemins de son espace :
http://www.myspace.com/lefoxmusic
ou dans son journal intimusical :
http://musicfox.over-blog.com/article-15400065.html

Le Goupil adore les caresses ....
"Y en a même qui disent qu'ils l'ont vu ronronner ..."

par Charlie-Chan publié dans : Disques
Mercredi 10 octobre 2007
Un peu de soleil avec le flamenco sénégalais de Julia Sarr et Patrice Larose.

Le mariage qui peut paraitre étonnant est en fait ... parfait !
Comme la fraise et le basilic...
Cela semble incongru et lorsque l'on y goute, c'est ... l'un révélant l'autre .. vice versa... encore !

Laissez-vous bercer et transporter par la sensuelle voix de Julia et la mélancolique guitare de Patrice ...

Set Luna Djamondji (avec Youssou N Dour)


Guem


Xale Bu Ndàw


Yow Laï Xar


Flor Para M



Tirés de l'excellllllent :


Enjoy !
par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Lundi 6 août 2007
Sayonara !Kenzo Saeki
Prenons un peu de bon temps avec nos amis d'outre-Vladivostok.

Vous en reviez ? Nippon l'a fait !

Quoi donc ? mais "Gainsbourg Made In Japan" bien sur !!
C'est capilllllant & décalé. Nous adulons.
Aussi futile qu'indispensable. La kitschitude élevée au rang de l'art (cf la sublime version de "l'eau à la bouche") ...
Les titres volontairement omis, laissent place à la surprise, et au bonheur,  de la découverte ...















Si vous aimez, nous pouvons sortir des tiroirs l'album de Kenzo Saeki ( "L'homme à tete de sushi" )

par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Vendredi 20 juillet 2007
Ca swing les trogneux ?!

Aujourd'hui  petit voyage spatio-temporel , puisque nous allons nous  transporter  dans non pas le Swinging-London mais dans le swinging-addis des 70's !

Avant d'être loin du coeur et loin des yeux, avec ses pauvres enfants qui crevaient la faim dans nos 20 heures, l'Ethiopie du début des anées 70,  alors emblème d'une Afrique indépendante,  était elle aussi atteinte par la vague pop-swing qui enfleurissait l'Europe et les Etats-Unis.

Bref, ça swinguait dans les souks !

Puis la junte militaire arriva, et écrasa de ses grosses godasses noires et moches, les fleurs pop.

Heureusement, sont rééditées en CD quelques chouettes compil' qui permettent de se replonger dans cet océan de fleurs remuant du popotin.
Au programme, 5 extraits tirés de l'excelllllent  "Swinging Addis" de la série "Ethiopiques".
Quatre morceaux assez twistants et un slow, tous en langues .. heu .. locales (il n'y a pas 1 langue éthiopienne  mais DES langues éthiopiennes ..) prouvent qu'il n'y a pas que l'angliche pour faire souilleneguer les mots !




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anti_bug_fck
par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Vendredi 20 juillet 2007
Image Hosted by ImageShack.us       Enregistré le 13 septembre 1970 dans sa salle de bains par Gaspia, ce premier album sans titre jette les bases d'un univers exploratoire, riche en saccades rythmiques et en brisures harmoniques où le discours du musicien touche à l'évidence exacerbée d'une musique incantatoire. Gaspia, poly-instrumentiste à la virtuosité hors-normes, y déverse des torrents frénétiques d'une improvisation chatoyante qui replonge aux racines de la great black music pour en déterminer les codes dans une relecture portée par une sensibilité extrême et un sens de la démesure paroxystique comme bien peu ont su atteindre avant, et après lui.
Ultime chef d'oeuvre d'un musicien hors du temps, qui allait connaître un destin tragique : à peine les dernières notes de "Girl from Ipanema" s'étaient-elles élevées en tourbillons exquis de son ukulele électrique qu'il glissa sur la savonnette qu'il avait fait tomber dans la fougue de l'une de ses improvisations circonvolutoires. Transporté à l'hôpital, il y tomba amoureux d'une infirmière qui, depuis, s'acharne à dissimuler ses instruments dans les lieux les plus improbables afin de préserver la paix de leur ménage.

par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Mercredi 23 mai 2007
Image Hosted by ImageShack.usPeut être jamais un titre d’album n’aura aussi bien décrit l’enregistrement qu’il contient. Rien de moins que l’un (le ?) des plus beaux albums du plus grand pianiste be bop, l’un des rares qui côtoya les strates géniales arpentées par Charlie Parker.  Volubile, souple, complexe, véloce, ayant du goût pour les mélodies, il est un modèle d’ingéniosité et de délicatesse.
Les véhémences de ses traits trouve ici en Ray Brown –remplacé par Curley Russell sur la seconde partie de l’album - et Max Roach  une charpente à la démesure de ses estafilades  poétiques et virtuoses.
Un piano fiévreux et étourdissant dont les touches, artificiers exaltés, énoncent les formes d’une certaine modernité, pour l’éternité.


par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Vendredi 30 mars 2007
Image Hosted by ImageShack.usPresque un album testament, Lester Young est de ces musiciens dont les dernières années, jusqu’aux ultimes traces nous plongent dans une aube crépusculaire au swing indolent qui prend au tripes. 

Porté par une rythmique de rêve emmenée par un Teddy Wilson au toucher tout en finesse et à l’intelligence harmonique rare, Gene Ramey à la contrebasse  et l'aérien Jo Jones à la batterie, il oscille entre une volubilité paresseuse et l'abandon pur et simple. 

Le souffleur puise dans son sens de la ballade, glisse sur l’art de l’effleurement de son timbre plein, aérien et légèrement vacillant. Il y a, dans ses phrases qui traînent une fraîcheur virginale préservée, un vertige existentiel qui le consume à petits feux. 

Sans doute l'un des albums de Lester Young le plus touché par la grâce de cette sombre luminosité.


par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Vendredi 12 janvier 2007
Parmi les célébrités les plus inillustres, il en est une qui dépasse l'entendement commun.

Paco Nudutoo est né le 30 février d'une année oubliée  à Açole-city, dans la Creuse.
C'est en se promenant dans un terrain vague avec sa mère que le petit Paco trouva un Saxophone à 8 cordes sans doute abandonné par un G.I. Néo-Orléannais, raconte la légende.
L'instrument sale et cabossé attira l'oeil torve de Paco, qui en devina dès la première seconde la quintessance probable sous-jacente.
Depuis ce jour , il ne quitta plus son saxocorde, soufflant dans les cordes comme un dératé. Hélas,  aucun son n'en sortait.
Cependant, en 1948,  sa route croisa celle d'Arnandus Cocoulaphia, le grand poete musicien.
Sa vie en fut radicalement changée. Coucophalia lui présenta les meilleurs jazzmen du moment
(Fra Falach' , King Luigi, Potatoe Jones, ...) avec lesquels il se fit la main.
4 ans plus tard il monta son propre groupe , avec  Art Tyson, Pero Neil et  Fleur O'Balkon. Le Paco -Tyson -Neil-O'Balkon Jazzband était né.
Ils reprirent des standards tels que "Qui c'est celui-là",  "Who's that girl ?" , "Qui c'est celui-là" ou encore "Who's that girl ?" façon bebop dixieland modal.
L'immense insuccès dont le groupe bénéficia tient moins à la rythmique quintatulaire du Bignoutiste qu'à leur incroyable cohésion façon Ré bémol neuvième mineure augmentée.

D'autres pointures officièrent des pointures au sein du PTNO, mais il serait trop fat et fastidieux de les évoquer ici. je vous renvois au Jazz Hotte paru à Noël.
En 1958 il ne se passa rien de significatif, par contre en 1974 non plus.
Il faillit même jouer avec Duke Ellington, malheureusement, c'était en 1998.

J'eu la chance de rencontrer par jazzar ce musicien d'exception et de lui voler ces quelques instantanés :

Ici, s'essayant au Combonne à Troulisse
Là, en train de pousser son célèbre Contre-Ut,  1 heure avant son concert au Puce-Balladium

Où ici, réparant son cornet à fiston

Paco ayant enregistré un seul disque et celui-ci étant en cire, je ne peux malheureusement vous faire profiter du chaud son de son saxocorde ....
Dommage.
Moi je vais aller repeindre mon mur ...

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Incroyable nouvelle ! un inestimable enregistrement a été retrouvé sur une cassette cassée perdue dans un terrain vague ! légende quand tu nous tiens ...
Ouvrez bien les oreilles et écoutez ce si suave son ... enchanteur et si .. particulier :

 
par La(dy) Trogne publié dans : Disques
Samedi 9 décembre 2006

   Hop ! Ni vu ni connu, un petit recyclage...

   Et des nouvelles fraîches d'Alain -- ou presque, puisqu'on va parler de Cortex, et que Cortex, ça date pas d'hier.

   Cortex, c'était Alain Mion + Alain Gandolfi, et c'était le groupe jazz-rock français de la seconde moitié des années 70. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit, moi j'étais pas née -- ou presque, d'accord, d'accord. Et non, je ne suis pas Poissons. Faut pas confondre.

   Mais je m'égare, comme d'hab'. Donc, après la sortie de Cortex Inédits '79 version CD, voilà la version LP qui déboule, avec un titre en plus. Pour toutes les infos, allez plutôt visiter le site d'Underdog Records.

   And now, moi-même and gentlemen, enjoy... a dish of some soul food !

  D'abord, la photo qui orne le boîtier tout carton de Some Soul Food (Jazz'in JICD6) est magnifique. A tel point qu'il m'est déjà arrivé de sortir ce cédé-ci de son étagère rien que pour la regarder une fois encore. Et quand on tient un tel CD en main, quoi de plus logique que de l'écouter, histoire de se caler les oreilles avec un festin de cette soul food savoureuse comme Alain Mion sait si bien la préparer ?

   Voilà une musique, sincère et directe, qui n'a d'autre prétention que de mettre de la joie dans les existences... et, en ce qui me concerne, elle y arrive très bien. Je n'ai jamais pu résister aux ambiances churchy, de toute façon, pas plus qu'au groove soul funk estampillé années soixante, dont Les McCann fut l'un des plus habiles représentants... et Mion est McCannien en diable, sur ce CD. Assez logiquement, j'ai un faible pour «The Tap Tap», sa mélodie évidente qui, mine de rien, s'installe dans votre tête pour le reste de la journée, et son beat à la fois implacable et tellement fluide - là où d'autres auraient eu tendance à bastonner, Patrik Boman (basse) et Ronnie Gardiner (batterie) restent d'une légèreté bienvenue, d'une souplesse féline : attention, le fauve peut bondir à tout instant ! (au fait, ce morceau-ci, ainsi que cinq autres, saisis lors d'un concert en solo, sont à télécharger sur le site d'Alain : http://www.alainmion.com/).
   La même fluidité, le même groove irrésistible habitent «Some Soul Food», «Black Cap Man» et «Phila Nite Song» (avec, sur ce titre, le shuffle ô combien efficace de Ronnie Gardiner !) ; une pointe de churchy en plus, et c'est «Arizona Dawn» et «The Saint Engrace Gospel Song». Et, parce qu'il ne faudrait surtout pas oublier qu'Alain est aussi et avant tout un fin mélodiste (ai-je dit que Some Soul Food n'est composé que d'originaux ?), voilà le tendre «The Secret», le nostalgique «I Remember Jeff» et, en clôture, la délicate «Waltz for Mireille»...

   Voilà... le CD est rentré dans son boîtier... il est maintenant bien rangé, entre The Essential Mingus Big Band et Alain Mion in New York... mais, c'est tellement dommage de se priver du plaisir de voir cette si jolie photo... si je le ressortais, histoire de la regarder encore une fois ? Et, puisque je tiens le CD en main, si...

 

«Black Cap Man» - Alain Mion (p) Patrik Boman (b) Ronnie Gardiner (d) - Enregistré les 22 et 23 mars 2001 à Stockholm.

par Charlie La Trogne publié dans : Disques
Dimanche 3 décembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quoi de neuf dans l'actualité musicale en cette fin d'année 2006 ? Quels artistes peuvent encore nous surprendre, nous, auditeurs blasés après tant d'années d'écoute passionnée, dans ce début de siècle marqué par la fusion généralisée des styles et origines et par la commercialisation à outrance de produits marketés et aseptisés ?

Et bien écoutez donc ce Careless Flame, ovni sorti fin octobre par Kill The Vultures, formation de Minneapolis cataloguée Hip Hop.

C'est donc de rap dont je vais vous parler, de rap plongé jusqu'au cou dans ses racines noires Jazz et Blues, mais joué par des artistes ayant de toute évidence été également marqués par le Rock et le Punk ! Toujours et encore de la fusion, et encore plus si je rajoute qu'on entend ci et là quelques accents de musique arabe...

Et pourtant d'où vient cette impression d'urgence et de spontanéité. Par quel miracle cette musique semble sortie tout droit d'une boite de jazz enfumée ou d'un film de John Cassavetes ? Ou d'un des premiers Jim Jarmush tant l'influence de Tom Waits semble présente, le Tom Waits à la voix alcoolisée déclamant ses chansons sur fonds de percussions sauvages.

Ecoutez donc ce Moonshine, premier titre du disque, ces percussions, ce saxophone. Nous sommes d'emblée plongée dans une atmosphère noire et désespérée, "blues ultime du nouveau siècle"  comme l'écrit si bien l'excellent Fake For Real.

I got moonshine / Drink it all the time / Goes down rough / but it?s good for your dime

Me voici de nouveau conforté dans l'idée que l'actualité musicale la plus riche et la plus créative est aujourd'hui produite au coeur des labels indépendants (Locust Music ici ), et qu'Internet est devenu son moyen de diffusion privilégié..

Kill The Vultures est composés du producteur/Dj Anatomy (Stephen Lewis), et des rapeurs Crescent Moon (Alexei Capelle), Advizer (Adam Waytz) et Nomi (Mario Noel Demira).

Locust Music / Differt Ant - Octobre 2006

 

par Christian publié dans : Disques

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